mercredi 3 février 2010

LABRADFORD - A stable reference

Le second disque du trio Labradford aprés un début plus axé drone apparemment (je l'ai pas encore écouté), la formation adopté carrément l'ambiant comme cheval de repos par la suite. L'artwork résume assez bien ce disque du reste : un tourbillon de notes toujours trés évasive qui permet de s'allonger et de réflechir (ou de dormir si on est crevé...lol). La différence avec les autres du genre, c'est que labradford utilise des vrais instruments en renfort des nappes sonores, et alterne assez souvent drone inquiétante avec ambiant reposant, ce qui mélange les sentiments de l'auditeur, multipliant les contradictions. Ne tombant donc pas dans la facilité, "a stable reference" est un classique du genre, une vrai ode à l'élévation de l'esprit. A découvrir...

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mardi 2 février 2010

PEARL JAM - UK tour 92'

Allez, on démarre la croisade de Pearl jam en live pour les bootlegs officiels ou non qui ont vu le jour. Celui çi, j'ai du l'acheter en 1995 ou 96, ne me demandez pas ou, j'en ai strictement aucune idée. Il date de 1992, j'ai aucune infos supplémentaires à fournir sur le lieu, le pays, etc...On notera cependant que Pearl jam avait fait pas mal de dates en Europe à l'époque, ainsi qu'une tournée avec leurs potes de Seattle Soundgarden (avant de s'embarquer pour le Lollapalooza).

La set list regroupe 7 titres de "Ten" et deux inédits pour l'époque (qu'on retrouvait sur la version européenne du disque ou sur "lost dogs" de nos jours) "wash" et "dirty frank". Le son est carrément bon, et le groupe assure méchamment, surtout Ed Vedder impeccable au chant, ce qu'on pouvait douter en écoutant certaines envolés de Ten. Enjoy !

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NADJA with Pyramids

On remarquera deux choses : il s'agit d'une collaboration studio et non d'un split traditionnel (le "with" a son importance), et le vrai nom du truc est inversé "pyramids with nadja" (je l'ai mis dans l'autre sens car il y a une section Nadja sur mon blog, et j'adore ce putain de groupe). Et malgrés une sortie sur Hydrahead, on ne pourra que constater la faible teneur de cet opus. 4 longs titres pour une heure de musique. Pyramids seuls sont insupportable, il faudrait que je rencontre quelqu'un qui a aimé le premier double album afin de m'expliquer ce qu'il aime chez le quatuor (faudrait déja que je cherche un moment cette personne ah ah). Et hélas, au grand désarroi de pas mal de monde, Nadja a un peu été mis de coté, le duo venant donné quelques coups de guitare/basse épisodique. Et on vient trop souvent se perdre dans la mélasse musicale de ces pyramides en carton-pate. Il y a certes quelques passages trippants, mais trop peu nombreux et trop décousu pour rééllement faire rentrer l'auditeur dans une atmosphère. Constat contradictoire : c'est le meilleur Pyramids qu'on aura surement, mais un Nadja de trés faible facture, car le duo s'est retrouvé affaiblis par le quatuor. Avec le grand nombre de splits sortis par Nadja, rabattez bous sur autre chose que cette collaboration...

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dimanche 31 janvier 2010

DAUGHTERS - Canada songs

Hardcore chaotique aux relents jazzy et grind. Les fans de Dillinger qui étaient décus par l'évolution de leur messie s'étaient lourdement rabattu sur ce quintet de Providence qui avait pour unique but de tout détruire sur son passage en 2004. Et "canada songs", en 14 titres pour 15 minutes tient toutes ses promesses de ce point de vue la. Bordel que c'est vilain ! voila un disque que même Zorn ne renierait pas, notamment avec cette folie de bas étage qui émane de l'opus. Comme je l'ai lu avec amusement, Daughters ignore le riff ! vous n'en découvrirez pas un seul ici effectivement, place aux arpéges vicieux et à la dissonance grandiloquante à la place. Le résultat est au dela de toute frustration sonore, "canada songs" est un disque jouissif et foudroyant. Le disque est sortis via Electric human project, Robotic empire et Reflections records. Ils se sont fait récuperer par Hydrahead depuis...

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THE AUSTERITY PROGRAM - Black madonna

Duo Guitare/basse assez discret sur Hydrahead, les deux gaillards n'aimant pas trop tourner d'aprés ce que j'ai compris. On saluera en premier lieu le superbe artwork de Aaron Turner, décalé comme il se doit, avec livret en papier photo brillant, trés classe. On est ici clairement dans un registre noisy, une guitare dissonante, une basse ronronante et une boite à rythme frappeuse et méchante. La voix ressemble à celle de Chris Spencer de Unsane, c'est à dire souvent arraché au possible. Sinon, le groupe se veut certainement être un émule moderne des Melvins, Big Black (ou big business si vous aimez pas le noir) ou Shellac. C'est bien foutu, pas majeur dans le style, mais appréciable tout de même...

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MERZBOW - Dharma

Unique collaboration entre Merzbow et le label Hydrahead (si on excepte le split avec Boris). C'est à la demande de Aaron Turner que Akita s'etait attelé à faire un disque avec pour trame le piano il me semble. Un seul de ces quatres morceaux correspond donc à cette trame, pour un résultat bruyant à la merzbow lol. A ecouter d'humeur noisy donc...

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NEIL YOUNG - Everybody knows this is nowhere

En cette année érotique (1969), notre bûcheron canadien, échappé du psychédélique Buffalo Springfield, se choppe une bande de barjos qu'il rebaptise Crazy Horse. Les gaillards s'apprêtent à faire un bon bout de chemin ensemble, et placent d'entrée la barre très haut: les 2'59" de Cinnamon Girl, qui ouvrent l'album, tiennent leur rang dans la grande histoire du rock, avec un riff taillé au cordeau et un cultissime solo sur une note.
Des ballades country lancinantes qui arracheraient des larmes à un trappeur ("Round & Round", "Running Dry") aux longues chevauchées électrisées ("Down By The River", "Cowgirl In The Sand"), le style Crazy Horse est en place au premier essai: une voix plaintive d'ange déchu soutenue par des chœurs geignards et des guitares tour à tour tranchantes, berçantes, déjantées. Cette équipe-là offrira l'un des fonds musicaux les plus mélancoliques à ces années d'érosion des utopies. (review par x-silence)

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samedi 30 janvier 2010

NEIL YOUNG - Neil Young

Après de bons et loyaux services auprès du Buffalo Springfield, Neil Young décide de poursuivre sa route en solitaire. Dans son périple, il rencontre Jack Nitzche et consorts, baptisés les Stray Gators. C'est avec eux qu'il enregistre ce premier petit bijou.Tout commence avec "The Emperor Of Wyoming", un superbe instrumental teinté d'insouciance et de légereté. Surtout ne pas s'y fier car il est suivi de près par le légendaire "The Loner", qui fait l'effet d'une vraie tornade tant il se démarque du reste de l'album, occupé principalement par les claviers et la guitare sèche. Dans ce registre, on citera des morceaux comme le magnifique "The Old Laughing Lady" qui reste le seul morceau de cet album hormis "The Loner" à être joué en concert, ou encore "The Last Trip To Tulsa". Mais il y a également quelques exeptions, comme "If I Could Have Her Tonight", superbe ballade légèrement éléctrique qui aurait pu figurée au répertoire des Byrds, ou "I've Loved Her So Long".
Neil, déja sur les sentiers de la gloire...
(review par x silence)

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STEPHEN BRODSKY - Octave museum

Aprés un long break de Cave In, Stephen Brodsky, jamais à court d'inspiration, proposa donc ce 3eme disque solo qui se laisse écouter comme on boit un milk shake sous le cagnard en été. Frais, sucré, digeste, ça passe en glisse. De la mélodie de partout, la voix claire bien avant, on est trés éloigné de "Until your heart stops", le coté poppy prime de premier abord, et c'est une bonne chose. Un joli petit disque sans prétention, artwork canon par Aaron Turner.

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DISRUPT - The rest

Disrupt aura existé de 1988 à 1994 avant de passer à la postérité dans le coeur des fans de Crust barbare à la conscience politique. Bordel, qu'est ce qu'on en prend plein la gueule...Relapse s'est donc décidé aprés moult années à ressortir "Unrest", unique disque sortis sur un label digne de ce nom à l'époque (1994). Mais Disrupt avait largement acquis une base de fans depuis 1988, assez pour jouir du statut de groupe "culte". Et c'est à ce juste titre qu'est donc sortis dans la foulée "The rest", compilation de titres rares, splits, 7", EP, lives, repet' et démos chaotiques. 2 heures, 78 titres, et du grind-crust aussi furieux qu'expéditif, accroche toi à ton slip pour écouter l'oeuvre en entier.
Le 2eme disque est le moins bon, donc à écouter en premier. Il regroupe une demo de 1988 furieuse, qui résume assez bien l'état d'esprit du groupe à l'époque. Une repet' de 1990 est à la suite, usante à souhait car le son est encore plus pourrie que le demo (qui n'etait déja pas bien fameux), on tape dans l'inaudible. Un live de 1992 en guise de conclusion, on tâte la haine du groupe en live, même si les 20 pelés présents semblent plus captivé à descendre leurs bières que de gueuler et pogoter. Un deuxième disque dispensable donc...
L'écoute du 1er fait l'effet d'une bombe à coté ! la production est y souvent canon, et le groupe applique le fameux créneau : faster, louder, stronger. Planquez pépé et les canettes à la cave, il risque fort d'y avoir du grabuge dans votre salon sinon. Grind-crust-core rapide et raw as fuck, avec ses voix bien punk dégueu, c'est un grand moment d'urgence et de fureur digne de Napalm death. Nihiliste, anti facho, anti capitaliste, anti pollution, et pro-végétarien, les Disrupt avaient largement de quoi gueuler, et la sauvagerie musicale étaient pour eux une nécéssité, pas un luxe..."The rest" te le prouvera largement...

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(pass : grindcrust.blogspot.com)

RANCID - Life won't wait

En 1998, c'est à Kingston, en Jamaïque, mais aussi à San Francisco, Los Angeles (dans le studio personnel de Armstrong, le Bloodclot Studios), New York et la Nouvelle-Orléans que le groupe se rend pour enregistrer Life Won't Wait. L'album constitue un changement important pour le groupe, avec l'apparition de reggae, de rockabilly, de ska et de morceaux beaucoup plus punk old school, traduisant l'influence de The Clash, dont le groupe s'est toujours avoué fan. À ce jour, il s'agit de l'album qui comprend le plus de collaborations, parmi lesquelles on note les membres de The Specials et de Hepcat, mais aussi Dicky Barrett de The Mighty Mighty Bosstones, Marky Ramone, batteur des Ramones, la star du reggae Buju Banton et le chanteur et ami du groupe Roger Miret de Agnostic Front. Bien que l'album n'ait pas un aussi gros succès que ...And Out Come the Wolves, il montre que le groupe a une solide base de fans qui les suit malgré leur changement de son.
Résumé wiki de ce 4me disque de Rancid. C'est vrai qu'à l'époque, le revirement stylistique du quatuor avait fait jaser plus d'un punk qui avait du mal à remuer leurs crêtes sur du reggae. Mais force de constater que ce disque est d'une richesse incroyable, tans les chansons n'ont rien à voir les unes les autres. Le seul bémol serait peut être la longueur, 68 minutes et 22 titres, c'est trop long. Perso, j'écoutes les 11 premiers, puis les 11 suivants un autre jour, t'as l'impression d'avoir deux disques presque, il est clair que Rancid n'arnaque pas son auditeur au moins...Un excellent opus idéal à passer l'été prés de la piscine...

http://www.mediafire.com/?fmlhz2jytmm

vendredi 29 janvier 2010

SIBYL VANE - Mermelada de tomate

Il y a des disques comme celui çi qui ne paye pas de mine (voir même qui vous inspire peu) et qui sont en fait de grosse surprise. C’est exactement le cas pour cet opus formidable de Sybil Vane. Un power trio de girls qui ont déjà sortis un disque en indé, et que le label B-core réédite avec trois titres en bonus (d’où le titre donc…). Les 3 filles ne payent pas de mines avec leur look d’emo-girls, mais c’est complètement les sous estimés pour le coup. Je sais tout à fait pourquoi j’ai grandement apprécié ce « mermelada… ». J’ai toujours été un grand fan du, à défaut des légendaires Pixies que j’aime mais sans plus, groupe des sœurs Deal, à savoir les Breeders. Hors les 13 titres que propose les 3 filles sont dans la même veine, à savoir un croisement entre pop insouciante, indie rock des 90’s et touches riot grrrr avec quelques petites attaques sauvages rock. Toutes les chansons sont excellentes, entre simplicité et inspiration, mélodies et rock cru. Puis il y a les voix féminines vraiment séduisante, jouant souvent sur un effet de chœurs presque glamour ; de plus, le chant s’alterne souvent en espagnol (j’adore perso…), quelques fois en anglais, et on a même le droit à un type en français (« pomme de terre » pour ne pas le nommer). Bref, pour aimer cette rondelle, pas besoin de milliers d’écoute dans le fond, les premières chansons devraient vous convaincre amplement. Une très jolie découverte d’Indie rock au féminin…

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mardi 26 janvier 2010

PEARL JAM - Ten

Et ouais, je suis un fan ultime de Pearl jam depuis ma plus tendre adolescence boutonneuse et je vais vous le prouver en kronikant la chiée de disques studio/live que je possède d'eux...Elu "meilleur groupe de rock américain" par les lecteurs de USA today en 2005, moi, je dis pourquoi pas ? Ils auront survécus à toutes les vagues depuis 1990, et sont toujours inspirés en 2010. 70 millions d'albums vendus, 320 disques live à leur actif, bref, du lourd ! Alors paye ta rétro longue...
Et au passage, j'ai inclus Neil Young dans cette nouvelle section, car l'artiste et le groupe ont toujours entretenu une proche relation artistique, et j'aime beaucoup Young aussi...

1er disque historique de 1991 sortis en pleine vague "grunge", le quintet se faisant emporté dans la vague bien malgrés lui, accusé d'opportunisme et de carriérisme, notamment par un certain Kurt C. C'est evidemment avec du recul aujourd'hui qu'il n'en était rien, juste un combo qui était la au bon endroit au bon moment. Le disque a cependant dépassé les 10 millions de copies vendus d'aprés mes souvenirs. "Ten" ne révèle pas une agressivité ou une dépréssion qui se voulait chronique chez tous les groupes de Seattle à l'époque. Sincère, touchant, inspiré, Pearl jam livre 11 perles de rock pur. Tous les titres sans exception sont devenus des incontournables, avec des mentions spéciales pour "Deep", "Garden", "Jeremy" et "Alive". Ce n'est pas mon préféré, mais la réécoute m'a vraiment fait quelque chose, ca devait faire entre 5 et 10 ans que je l'avais pas écouté, et il a assez bien franchis les frontières du temps je trouve...

lundi 25 janvier 2010

VIRAGO - Introvertu

trio venant de Grenoble, les Virago nous livre une galette carrément somptueuse. Un rock glauque, sombre, noir mais parfaitement composés, alternant mid-tempo et parfait accord rythmique basse/guitare. Le son est âpre mais jouissif car il écorche l’oreille sans pour autant se rendre inaudible. Quand aux paroles…comment rendre la poésie au bord de la dépréssion, tout en jeu de mots, en rime, en paroles ambiguë quite à jouer sur des fautes de français volontaire. Un putain de grand album sombre, mélancolique, rageur. Passer relativement inaperçu lors de sa sortie en 1998, Virago signe pourtant ici un disque majeur du rock français à mes yeux. Le second opus sera une grosse deception, et le groupe splittera peu aprés. Il vous reste ce testament à découvrir, du grand art...

http://www.mediafire.com/file/k0mgzzoozcj/introvertu (anotherbullshitblog.blogspot.com).rar

dimanche 24 janvier 2010

KYLESA - To walk a middle course

Je vais faire plaisir à mon pote Manu en le disant haut et fort, mais c'est vrai que ce LP bute sur place. Kylesa prouve avec ce disque qu'on peux compter sur eux dans une scène rock américaine dont la suprématie n'est pas encore à remettre en cause. Rock en général, car la grande force de Kylesa, c'est de pouvoir s'affranchir de toutes barrières stylistiques et d'avoiner intelligemment. Alors des touches métal frôlent le Hardcore, tout en effleurant des subtilités stoner, crust ou punk. Tout un concept...Le point fort, c'est evidemment tous ses riffs ultra bien sentis distillés de partout, qu'ils soient à la limite du thrash ou dans la lourdeur presque sludge, c'est vraiment énorme. A ce juste titre, tatez le final massif "motion and presence" puis le départ en trombe de "eyes closed from birth" (certainement mon préféré du disque). N'oublions pas les 3 voix différentes qui apportent leur lot de jouissance, entre la voix criarde du bassiste, la voix grasse du guitariste mec, et la voix féminine de Laura, c'est vraiment bien foutu, à se procurer d'urgence...

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